Pour information

DUFOURT Hugues

Burning Bright (Percussions de Strasbourg)

  • Discipline / Instrument : 6 percussions
  • Durée : 65'
  • Genre : contemporain
  • Média : CD
  • Editeur : Autre
  • Réf. : PDS116BB
  • Date de parution : 03/11/2016
  • ISBN / ISMN : 3521383436967

Notice

Prix

- Victoires de la Musique Classique :
Enregistrement de l'année
- Diapason d'or

Enregistrement : 25, 26 et 27 mars 2016 au Théâtre de Hautepierre à Strasbourg
Les Percussions de Strasbourg : Raphaël Aggery, Arnaud Lassus, Minh-Tâm Nguyen, François Papirer, Enrico Pedicone, Galdric Subirana
Directeur artistique : Jean Geoffroy
Ingénieur du son : Franck Rossi
Label : www.percussionsdestrasbourg.com
Photo de couverture : © Thomas Jorion
Distribution physique (Europe) : L'Autre Distribution
Distribution digitale (Monde) : Believe Digital


Premier disque produit intégralement au sein de notre nouveau label Percussions de Strasbourg, Burning Bright est un « chef-d'oeuvre qui, après les désormais classiques Erewhon et Sombre Journée, marque le sommet d'une collaboration entamée il y a quatre décénnies* » entre Hugues Dufourt et les Percussions de Strasbourg.
Commande de l'Etat français et des Percussions de Strasbourg, Burning Bright a été créé le 25 septembre 2014 au Théâtre National de Strasbourg dans le cadre duFestival Musica.
« Ecrite pour le cinquantième anniversaire des Percussions de Strasbourg, Burning Bright emprunte son titre à l'un des plus célèbres poèmes de la littérature anglaise, The Tyger de William Blake, publié en 1794. Dans ce poème incandescent, William Blake exalte le choc des contraires, véritable matrice du monde et condition originaire de toute manifestation de la puissance créatrice. Le conflit primordial de "l'innocence" et de "l'expérience", ces deux états extrêmes de l'âme humaine, traverse tout l'oeuvre poétique de Blake, lui imprimant sa dimension tragique et son style visionnaire.
Conçu d'un seul tenant, tel un immense adagio à la manière de Bruckner, Burning Bright est une vision poétique en rupture avec les types de délimitation propres à la tradition, contours ou clôtures. La musique s'élève par couches, par nappes, ou se déploie par émergences amples et diffuses. Les timbres dessinent leur propre espace de résonance et se disposent en profondeur, dans la fuite indéfinie d'un horizon. Les sons enflent, se diffusent ou se tordent, s'entremêlant comme des fluides ou des gaz. Le travail sur le timbre n'est qu'un art de la retouche. La dérive des masses colorées se substitue aux jeux des configurations formelles propres au siècle dernier. Les techniques de friction prennent le pas sur celles de la percussion. A l'instar du poème de Blake, Burning Bright mobilise les énergies premières : un drame sans récit ni anecdote, une forme donc qui s'engendre et recherche son unité au travers de secousses telluriques. L'espace immense que l'on y découvre, un espace à la Kubrick, pourrait bien devenir, malgré les espoirs de note époque, celui d'un éternel confinement. »
Hugues Dufourt

* Pierre Rigaudière, Diapason (oct 2016)


Créées en 1959, Les Percussions de Strasbourg ont très vite inspiré la création de nouvelles oeuvres par des compositeurs tels que Messiaen, Stockhausen, Serocki, Kabelac, Ohana, Xenakis, Mâche et Dufourt. Un nouveau répertoire pour la percussion s'est créé. Comme Pierre Boulez le dit plus tard : « Un répertoire était nécessaire pour le Groupe, mais le Groupe a rendu le répertoire nécessaire. »
Les Percussions de Strasbourg ont continué à innover sans relâche et ont donné plus de 1600 concerts dans 70 pays depuis leurs débuts. A leur actif : un répertoire de plus de 300 oeuvres inédites écrites pour eux, un instrumentarium unique au monde avec plus de 500 instruments, plus de 30 disques et de nombreux autres enregistrements, une trentaine de prix internationaux...

Presse

On sait depuis "Erewhon" (1976) qu'Hugues Dufourt (né en 1943) est Ie grand maître de la percussion. Mais alors qu'Erewhon était surtout percussif, enfiévré, violent, "Burning Bright" (2014) est surtout « frotté », envoûtant, mystérieux : une sorte de description sonore du silence d'avant les hommes, créateurs de netteté, où ne regnaient que « les fluides et les gaz », écrit Dufourt, un monde sans « contours ni clotures ». Cela enfle, cela fuit, cela disparait, réapparait autrement par nappes colorées.
Absolument splendide.

Jacques Drillon
L'Obs, n°2710 du 13/10/2016


Enregistré au Théâtre de Hautepierre, Strasbourg, en mars 2016 par Franck Rossi. La prise de son met en évidence les matières, textures et les morphismes sonores. On oublie les instruments pour s'abandonner aux formes et aux espaces.

S'il est de bonne guerre que les percussions... percutent, elles le font souvent à l'excès dans le népertoire recent. Rapporté aux soixante-cinq minutes de musique de ce monumental Burning Bright (créé en 2014 à Strasbourg), le nombre d'impacts vraiment nets est exceptionnellement bas. C'est que le compositeur, s'inspirant du poème The tyger de William Blake, a préféré, pour tisser cet "immense adagio à la manière de Bruckner" la friction et le roulement à l'attaque franche, un temps malléable à un cadre chronométrique.
Douze parties sans coutures pour une pièce d'un seul tenant, dotées de titres (vertical, suspendu, tourbillons, lointains) qui évacuent toute référence aux instruments comme à leurs matériaux. Exit les sections "peaux", "métaux" et "bois" qui ont eu naguère leur heure de gloire, car les familles sont ici constamment recomposées au profit d'un nuancier incroyablement vaste. Une hydre à six têtes et douze bras assemble les timbres dont les identités individuelles s'effacent dans une matière en transformation constante - procédé cher à Dufourt quand il compose pour orchestre. Le jeu collectif des fluides et des dynamiques prend le dessus sur le combat de forces antagonistes attendu.
Les Percussions de Strasbourg ont réalisé sous la direction artistique de Jean Geoffroy un travail remarquable. Minutieux, les six musiciens contrôlent l'enveloppe de cette matière magmatique qui émerge, enfle, déborde éventuellement avant de se résorber. Dans cette forme longue comme en risquent peu de compositeurs, ils préviennent toute rupture de l'influx nerveux : ils ne se contentent pas de nous projeter dans une écoute contemplative, mais veillent à nous maintenir. ll n'en fallait pas moins pour rendre justice à ce chef-d'oeuvre qui, après les désormais classiques Erewhon et Sombre Journée, marque le sommet d'une collaboration entamée il va quatre décennies.

Pierre Rigaudière
Diapason (oct 2016)

Récompense

Diapason d'or

Contenu

01. Verticale 1 (3'49) - 02. Suspendu A (4'57) - 03. Blocs résonnants (6') - 04. Tourbillons 1 (5'47) - 05. Densification (4'34) - 06. Verticale 2 (6'41) - 07. Espaces pulsés (8'09) - 08. Tourbillons 2 (3'16) - 09. Marches (3'11) - 10. Lointains 1 (6'36) - 11. Suspendu 2 (5'54) - 12. Lointains 2 (5'30)


DUFOURT Hugues

Biographie

Hugues Dufourt privilégie les continuités et les lentes transformations d'un discours musical qui n'est que rarement interrompu. Il conçoit des formes par évolution de masses et travaille sur les notions de seuils, d'oscillations, d'interférences et de processus orientés. Pionnier du mouvement spectral, [...]

Concerts

    • 14.11.2017
    • Burning Bright
    • Paris (France)
    • Conservatoire à Rayonnement Régional
    • Les Percussions de Strasbourg
    • 13.11.2017
    • L'Asie d'après Tiepolo
    • Paris (France)
    • Festival d'Automne à Paris, Centre Georges Pompidou
    • Ensemble Recherche
    • Création Nationale
    • 13.11.2017
    • L'Afrique d'après Tiepolo
    • Paris (France)
    • Festival d'Automne à Paris, Centre Georges Pompidou
    • Ensemble Recherche

Œuvres Récentes