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NODAIRA Ichiro

L'Art de la fugue (transcription)

  • Discipline / Instrument : Ensemble
  • Nomenclature : 1(picc & flB).2(ca).4(clEb & clB).2(Cbn) / 2.2.2.1 / vib / mar / cel / hp / 3.0.2.4.1
  • Durée : 30'
  • Genre : contemporain
  • Média : Partition
  • Editeur : Lemoine
  • Réf. : 27844
  • Date de parution : 01/01/2004
  • ISBN / ISMN : 9790230978446
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Notice

L'idée de cette transcription vient de Maestro Kent Nagano et, au sein du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, plus particulièrement du Dr. Dieter Rexroth. Ils ont eu ensemble cette idée extraordinaire d'alterner, dans un même concert, quelque oeuvres pour ensemble de Pierre Boulez avec l'extrait de L'Art de la fugue transcrit pour groupes d'instruments divers spécialement pour cette occasion. De ce fait, nous avons choisi six fugues et canon parmi les dix-neuf que compte l'original de Bach, puis j'ai procédé aux différentes instrumentations, le traitement instrumental variant pour chaque pièce.
Voici la nomenclature. En la considérant, on comprendra aisément la couleur propre et les différences d'instrumentation pour chacun fugue ou canon.
1. Contrapunctus I BWV1080/1
pour 11 instrumentistes (quintette de bois et sextuor de cordes)
2. Contrapunctus II BWV1080/2
pour 7 instrumentistes (2 altos, 4 violoncelles, et 1 contrebasse)
3. Contrapunctus V BWV1080/5
pour 13 instrumentistes (ensemble de bois et de cuivres)
4. Contrapunctus VI a 4 in stylo francese BWV1080/6
pour 9 instrumentistes (ensemble de cuivres et de cordes)
5. Canon alla ottava BWV1080/15
pour 7 instrumentistes (vibraphone, marimba, harpe, célesta, et trio a cordes)
6. Fuga a 3 sogetti BWV1080/19
pour 15 instrumentistes (orchestre de chambre).
Les premier et dernier mouvements utilisent un orchestre de chambre, une couleur moyenne. J'emploie dans les autres mouvements des couleurs plus particulières.
Contrapunctus I est le développement et l'aboutissement de l'idée webernienne de mélodie de timbres ("Klangfarbenmelodie"). La structure des originaux de Bach est, si j'ose dire, analysée par l'instrumentation. Le changement de couleur se fait très lentement au début et s'accélère ensuite.
Contrapunctus II est une monochromie - elle a été écrite uniquement pour les cordes de tessiture basse. L'espace sonore bouge et se déplace. La forme de cette fugue est analysée comme l'opposition de l'espace stable et l'espace instable. Pour réaliser cette opposition, la tessiture de Bach est parfois transposée d'une octave alta ou bassa. Au centre, le changement total de couleur est obtenu en utilisant la sourdine et les harmoniques.
Contrapunctus V est aussi une monochromie, écrite cette fois pour ensemble de bois et de cuivres, le nombre de treize instruments évoque pour moi la nomenclature du Concerto de chambre d'Alban Berg (que j'adore). Les quatre voix de la fugue sont réparties traditionnellement aux quatre clarinettes (avec petite clarinette en mi bémol, clarinette basse en si bémol), deux trompettes et deux cors. La couleur et la tessiture change constamment avec l'ajout d'autres bois. C'est une fugue à strette - la strette "normale" est instrumentée avec les bois et la strette plus serrée avec les cuivres.
Contrapunctus VI superpose constamment deux thèmes de valeurs longues et diminuées. Cette structure est exprimée par l'opposition des cuivres (valeurs longues) et des cordes (valeurs diminuées) - spécifiquement un ensemble de violons. A la fin de cette fugue, se superposant le texte original de Bach, j'ajoute une autre structure en trémolos des cordes. C'est une sorte de brouillard, de brume destinée à cacher de plus en plus le texte de Bach et le révéler à nouveau de façon claire dans la coda.
Canon alla ottava est instrumenté assez spécialement, en utilisant une harpe, un célesta et deux instruments à clavier. De ce point de vue, elle est plus éloignée de Bach, mais plus proche de Boulez. La structure de cette fugue canonique est aussi analysée par l'instrumentation.
Fuga a 3 sogetti revient à l'orchestre de chambre - les quinze instruments utilisés sont exactement ceux de la Première Symphonie de chambre de A. Schoenberg op.9. Chacun des trois thèmes qui construisent cette triple-fugue sont instrumentés successivement aux bois, cordes et cuivres. C'est aussi une idée de Schoenberg dans son orchestration des Prélude et fugue en mi bémol. A la suite de Contrapunctus I, cette Fuga a 3 sogetti est, dans l'instrumentation, la conséquence extrême de l'idée webernienne. Le thème lui-même est entendu déjà dans des directions différentes.

Ichiro Nodaira


NODAIRA Ichiro

Biographie

Né en 1953 à Tokyo, Ichiro Nodaïra étudie la composition à l'Université des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo. En 1978, il obtient une bourse du gouvernement français qui lui permet de poursuivre sa formation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Danse de Paris [...]

Concerts

    • 23.03.2017
    • Ecarts vers le défi (14)
    • Tokyo (Japan)
    • University of the Arts, Hall 6
    • Ami Fujiwara (pno), Students of Tokyo University, Ichiro Nodaira (dir.)
    • Création Mondiale
    • 24.11.2016
    • Si-Mi
    • Paris (France)
    • Conservatoire National Supérieur de Musique, Hommage à H. Puig-Roget
    • Etudiants du Conservatoire
    • Création Mondiale
    • 28.10.2016
    • Distorsion du temps
    • Tokyo (Japan)
    • Suntory Hall
    • Tokyo Metropolitan Orchestra, Yoichi Sugiyama (dir.)

Œuvres Récentes